En Afrique subsaharienne, pour alléger la charge d’une descendance nombreuse, il est courant de considérer la famille élargie comme une ressource. Mais on s’interroge de plus en plus sur la résistance des solidarités familiales aux changements socioéconomiques en cours.
Ces solidarités sont-elles générales et assurent-elles un soutien efficace pour la scolarisation des enfants ? Quelles familles en sont bénéficiaires ? Dans cette perspective, cette étude examine le rôle du réseau familial dans la scolarisation des enfants dans les quartiers périphériques de Ouagadougou.
Dans les zones de l’OPO, près d’un quart des femmes enquêtées ont été aidées pour la scolarisation de leurs enfants par des membres de leur famille ou de celle de leur conjoint (tableau 1). Une part non négligeable de femmes (13,3 %), ont confié leurs enfants pour les scolariser, avec ou sans participation aux frais de scolarité.
A l’inverse, 76 % des femmes enquêtées ne reçoivent aucune aide pour la scolarisation de leurs enfants de la part de leur réseau familial ou de celui de leur conjoint.Mr. Karim OUATARA